A rebours

CATMAT / 13.03.2021

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Angles acérés


Angles acérés de meubles assassins à mes hanches meurtries
Tibias volutes abstraites qui se diluent en aquarelle bleutées
Les ombres de la lune noire diluent les contours menaçants d’un quotidien devenu étrange étranger au familier métamorphosé
Retrouver les odeurs cailloux chemin pour avancer
Celles de l’enfance en résurgence
L’odeur du chien, des chats, crapauds, grenouilles, orvets et salamandres dans les chambres
Tartines beurre et chocolat en poudre qui nuage dans les narines à la première bouchée
L’odeur de la peau de celle qui rassure et murmure les mots doux câlinous
Genoux, hiboux, cailloux, marcher pieds nus sur le sentier qui relie mes deux maisons
Ecouter les histoires sémaphores des pirates Naqu’unoeil et Jambedebois me guidant au bon port sous les draps voiles de mon lit d’enfant
Et les chants poèmes, futiles ou militants traçant une route de rires et de joies, sûre et fertile
J’avance
A rebours dans les ombres de la nuit
Mon corps liane agile
Pour contourner l’ennemi ou l’ennui d’ici et d’aujourd’hui