Derrière l'opacité des vitres
Derrière l'opacité des vitres
Il y a des vies, des espoirs et des idées noires
Des êtres à l'abri des fenêtres qui déroulent leur façon de se mouvoir
Et de percevoir le monde tel qu'il va ou tel qu'il s'imagine
Je devine une silhouette qui s'affaire à ces petites et grandes affaires
Je la vois lasse et fatiguée de la monotonie d'un quotidien qui recopie toujours au même les lendemains
Les habitudes atténuent les chagrins qui s'étiolent dans la routine de chaque matin
Le temps s'étire dans le sur-place des gestes répétés à l'infini d'une vie qui, pourtant, s'effacera un jour de la fenêtre
Je lui voudrais des frémissements, prémices d'élans irrépressibles
De ceux qui poussent à la belle folie d'un moment
Une bulle d'air qui explose l'ordinaire et éclabousse les petits rituels de taches de couleurs vives indélébiles
Je lui espère des rêves, encore
Que l'ombre aperçue puisse éclore comme un printemps qui s'honore
Avant de clore pour toujours cette infime poussière de vie