Le Monopole de la Parole
Révéler la vérité à tout prix quelque soit le travail à fournir
Il nous faut sortir la tête du sable et accepter que nos pensées, nos croyances soient délavées et effacées par les envolées de révélations justes
Recevoir avec bienveillance et bonheur ces dévoilements
Parler comme un lion sur sa bicyclette remontant à contre-courant les mensonges qui circulent à travers les continents
Cette sombre mélodie sape nos espérances à devenir grands
Nous sommes toutes et tous pris dans le même panier, subrepticement façonnés dans le but de nous enfermer dans un présent falsifié qui nous empêche d’avancer hors de ce souterrain sans fin ni lumière
Se recueillir un instant sur les cendres de notre lucidité dissoute dans l’océan des manipulations complotistes et simplificatrices
Ces communiquants sans âmes qui parlent à la part sombre des cœurs et endorment ce qui serait susceptibles de nous tenir en éveil
Le monopole de la parole : y a-t-il eu un avant sans discours mensongers ?
Socrate bataillant contre les sophistes à coup de syllogismes, déjà
Vouloir s’en sortir c’est risquer la cigüe ou la ratonnade chère aux simplificateurs d’extrême-droite adeptes du bouc-émissaire
Arrêtons de trembler devant l’étrange et l’étranger, devant tout ce qui nous vient du dehors de notre petit périmètre de sécurité intérieur
Dévaler les montagnes qui cachent les forêts et se battre qu’existe réellement celle belle trilogie : liberté, égalité, adelphité
Nous devons choisir entre fuir comme des antilopes ou faire front comme un léopard des neiges
Etre au-dessus du niveau d’intelligence raisonnée d’un anthropopithèque
S’armer d’une faux, d’un couteau ou d’une fourchette pour trancher les faux souvenirs falsifiés de l’histoire des hommes et des femmes et de leurs justes combats
Une maille à l’endroit, une maille à l’envers, retricotons les vrais récits de ce que nous avons écrit
Les perroquets ineptes qui jouent à réciter des sales mélodies
Celles qu’on leur met de force dans la bouche via un entonnoir vissé dans leurs cervelles anesthésiées, mûres pour ingurgiter, répéter, et tendre l’autre joue
Les femmes sont aussi vecteurs, bien que victimes, de cette propagation empoisonnée
Elles relayent la fable de leur plus grande émotivité non maîtrisée, de leur faiblesse congénitale et de leurs seules vocations maritale et familiale
Nous dessinons le tableau de notre propre asservissement, particules d’univers perdues à nous-mêmes
Nous avons toustes envie de voir la vie en rose et qu’importe les fables pourvu qu’on est le sentiment d’une éternité de molle sérénité, même si elle n’est pas par tous partagée
Regarder au bout du tunnel les champs des possibles et s’accrocher passionnément à leur élaboration
Vivre autrement, sans faire semblant
Se servir des ondes pour contrecarrer leurs mensonges haineux, embellissant sous de belles images leur réel mépris
On ne peut pas être heureux au prix de la vie de l’autre
Nous prenons nous aussi la plume et la parole, mais pour parler d’amour et de la blanche colombe qu’ils tachent de sang
Brisons les cadres et saisissons chaque opportunité de s’exprimer hors des sentiers de notre propre tranquillité
Notre métier, c’est la vérité
Et chaque enfant porte dans son cartable des idées inoculées qui manipulent son esprit
Un incendie pour interdire et brûler les livres qui clament notre liberté : on en est là
Métaphoriquement, nous sommes noyés sous l’afflux de contre-vérités décalées
Désolée pour le dérangement, vous n’auriez pas vu un reste d’humanité ?
Conscientiser les faux miroirs qui parlent de faire la guerre pour construire la paix
Atteindre cet instant grave et juste où l’humain se mettra debout pour la deuxième fois de son évolution