Les mots crispés
Ces mots qui restent figés, crispés,
Accrochés désespérément au fond de la gorge pour ne pas avoir à jaillir et rugir,
Jezer dévastateur d'un monde de silence aux lois bien réglées d'apparente bienveillance de bon aloi
D'un monde de silence en manteau de plomb coulé brûlant sur les cris frémissants aux coeurs des entrailles éruptives
D'un monde de silence assourdissant et dont plus aucune oreilles ne se souvient de la symphonie du vrai
Des hommes et des femmes
Sans voix, sans son, sans sens, sans sensations
Que cette bouche d'ogre qui leur dévore le ventre du dedans comme un trou béant où sombrer sans sommation
La nuit, sombre et rouge sang
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