Elles marchent dans leur ombre
A pas serrés, pas dépasser
Les contours sombres
Enrobent leurs fragilités
Réelles ou supposées
Jamais elles n'osent
Puisqu'on leur glose
Que chaque pose
Est une offrande
A bouche friande
Viande à l'étal du bitume
Viens qu'on te hume
La tête basse
Rien ne dépasse
Une ombre aux contours sombre
Terrasse en traces de mecs voraces
La peur attire les prédateurs
L'ombre est vorace
Et manque d'audace
Elles se consument
En légère brume
Qui s'évanouit
Au creux d'la nuit. |