Le froid du corps sans chauffage
Il y a le froid du corps sans chauffage
Et l'effroi du cœur sans chaleur
Un hiver dur et morsure engloutissant gueule béante
Et broyant mâchoires géantes
Petites gens qui trébuchent sur piles d'impayés
En pays riche et civilisé
Dévissé de toute humanité
Maintenant
C'est le moment de serrer les rangs
Poings à poings sous les gants troués
Rapiécer les âmes et les esprits déchirés
Se coltiner les colères enterrées aux tréfonds de son impuissance
Renaissance de la flamme du foyer de la grande salle commune
Et brûle l'amertume du délitement orchestré
de nos plus belles années diluées
Le feu
Le feu pour les cœurs et les corps frileux
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